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From: "Joëlle" <joellei@nospam.free.fr> Subject: [TRAD] "Tre madri", "Un chimico" e "Un medico" in francese Date: venerdì 26 ottobre 2001 19.51
Ciao,
3 testi, o come dimostrare che, se le lezione subbite da 74 studenti all'IUFM sono noiose, tra due risate con gli amici c'è sempre modo di occuparsi utilmente ;)) Bonsoir,
Joe.
Trois mères
Titus, tu n'es pas fils de Dieu Mais quelqu'un meurt de te dire adieu Dimaco, tu ignores qui fût ton père Mais plus que toi se meurt ta mère
Par trop de larmes tu verses Marie Pour l'image seule d'une agonie Tu sais qu'à la vie au troisième jour Ton fils sera de retour Laisse-nous pleurer un peu plus fort Qui ne reviendra pas de sa mort
De lui je pleure ce qu'on m'enlève Les maigres bras, le front, les lèvres Chaque parcelle de vie qui vit encore Et que je vois s'éteindre en son corps Fils dans le sang, fils dans le coeur
Et qui t'appelle "Notre Seigneur" Dans la fatigue d'un sourire blême Du paradis cherche l'emblème Pour moi, tu es enfant, ô vie mourante Aveuglement te porta mon ventre
Comme en mon sein et maintenant sur la croix Résonnent en moi toutes ces voix. Si tu n'étais le fils de Dieu, Tu serais mien, encore un peu.
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Un chimiste
Seule la mort m'a monté en colline Un corps comme les autres à nourrir l'atmosphère Pour des feux de camps, feux follets comme ils disent,
Qui ne laissent pas de cendres, ne troublent pas la brise Seule la mort m'a monté en colline.
Comme chimiste autrefois j'avais le pouvoir De marier les éléments et les faire réagir
Mais jamais je n'ai compris pourquoi Les hommes s'assemblaient par amour Confiant à un jeu leur douleur et leur joie.
Voyez le sourire, voyez la douleur
Comme ils jouent dans les yeux de qui cherche le bonheur Mais ce même sourire, ce même bonheur Où sont-ils dans les yeux de qui a connu le bonheur ? Où sont-ils dans les yeux de qui a connu le bonheur ?
C'est étrange de s'en aller sans souffrir Sans un visage de femme de qui se souvenir Mais c'est peut-être autrement que vous allez mourir Vous qui allez vers l'amour, qui cédez au printemps
Qu'a-t-elle donc votre mort de si différent ?
Primevère ne frappe pas, elle entre très sûre, Comme la fumée elle pénètre chaque fissure Ses lèvres sont de chair et ses cheveux du grain
Quelle peur, quelle envie qu'elle te prenne par la main Quelle peur, quelle envie qu'elle ne t'emmène loin.
Mais voyez l'hydrogène se taire dans l'océan Voyez l'oxygène près de lui reposer
Il existe une loi, je la comprends Il a su les marier sans les faire exploser Il existe une loi, elle seule je comprends.
Je fus chimiste, et non, je ne voulus pas me marier
Je ne savais pas avec qui, et ce que j'aurais engendré Je suis mort dans une expérience ratée Comme l'imbécile qui d'amour se meurt Et quelqu'un dira qu'il est des façons meilleures.
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Un médecin
Dans l'enfance je voulais guérir les cerises Quand rouges de fruits je les croyais blessées Leur santé, pour moi, avait disparu
Avec les fleurs de neige qu'elles avaient perdues.
Un rêve, ce fut un rêve mais il dura longtemps Et pour cela je jurai que j'aurais été docteur Et pas pour un dieu, mais pas même par jeu
Jusqu'à ce que les cerises ne redeviennent fleurs Jusqu'à ce que les cerises ne redeviennent fleurs.
Et quand docteur je devins finalement L'adulte que j'étais ne trahit pas l'enfant
Ils vinrent en masse, et c'était des gens Cerises malades quelque soit la saison.
Et les collègues d'accord, les collègues contents De me lire dans le coeur tant d'envie d'aimer
M'envoyèrent la crème de leur clients Qui portait au visage un verdict assuré : Malade de faim, incapable de payer.
Et alors je compris, il le fallut bien,
Que faire le docteur, ce n'est rien qu'un métier Que la science aux gens tu ne peux pas la donner Si leur maladie tu ne veux pas l'attraper Si tu ne veux pas que le système ne t'achève par la faim.
Et le système sur, c'est de te faire crever de faim Avec tes enfants, et ta femme qui maintenant te méprise Pour cela j'embouteillai mes fleurs de cerises
Sur l'étiquette on lisait "Élixir de jouvence"
Et un juge, un juge à figure humaine M'envoya effeuiller les crépuscules en prison, Inutile au monde et à mes mains,
Estampillé pour toujours malfrat, magouilleur, Docteur Professeur Malfrat Magouilleur.
Da: "Riccardo & Joëlle" <venturi@spl.at> Oggetto: [LUNGO] Storia di un Impiegato/Histoire d'un Fonctionnaire Data: domenica 15 settembre 2002 19.12
FABRIZIO DE ANDRE'
STORIA DI UN IMPIEGATO HISTOIRE D'UN FONCTIONNAIRE
Traduzione di Joëlle Iannicelli e Riccardo Venturi Traduction de Joëlle Iannicelli et Riccardo Venturi
La traduzione è dedicata a Oreste Scalzone. La traduction est dédiée à Oreste Scalzone. ______________________________________________________
Mercy relies its favorite bombing and pardons the bomb.
La pietà si appoggia al suo bombardamento preferito e perdona la bomba. La pitié se fonde sur son bombardement préféré et pardonne à la bombe.
Gregory Corso.
*
Certo bisogna farne di strada da una ginnastica d'obbedienza Fino ad un gesto molto piu' umano che ti dia il senso della violenza, Pero' bisogna farne altrettanta per diventare cosi' coglioni
Da non riuscire piu' a capire che non ci sono poteri buoni.
Certes, il faut faire du chemin d'une gymnastique d'obéissance Jusqu'à un geste bien plus humain qui donne le sens de la violence,
Mais il faut en faire autant pour devenir tellement cons Qu'on ne puisse plus comprendre qu'il n'y a pas de bons pouvoirs.
Fabrizio de André.
*
I cavalieri della libertà non muoiono mai. Ciao Fabrizio! Les chevaliers de la liberté ne meurent jamais. Ciao Fabrizio!
(Su un muro di una casa. Livorno, 11 gennaio 1999).
(Ecrit sur le mur d'un bâtiment. Livourne, 11 janvier 1999).
__________________________________________________ INTRODUZIONE INTRODUCTION
Lottavano cosi' come si gioca
I cuccioli del maggio, era normale. Loro avevano il tempo anche per la galera… Ad aspettarli fuori rimaneva La stessa rabbia, la stessa primavera.
La lutte, ça avait l'air d'être comme un jeu
Pour ces gamins de mai, c'était normal. Ils avaient le temps même pour le cachot… Mais là dehors, c'était encore le printemps, Encore la rage qui les attendait.
_________________________________________________ CANZONE DEL MAGGIO CHACUN DE VOUS EST CONCERN É**
Anche se il nostro maggio ha fatto a meno del vostro coraggio
Se la paura di guardare vi ha fatto chinare il mento Se il fuoco ha risparmiato le vostre Millecento, Anche se voi vi credete assolti, siete lo stesso coinvolti.
E se vi siete detti: " Non sta succedendo niente, Le fabbriche riapriranno, arresteranno qualche studente", Convinti che fosse un gioco a cui avremmo giocato poco
Provate pure a credevi assolti, siete lo stesso coinvolti.
Anche se avete chiuso le vostre porte sul nostro muso La notte che le "pantere" ci mordevano il sedere,
Lasciamoci in buonafede massacrare sui marciapiede Anche se ora ve ne fregate, voi quella notte voi c'eravate.
E se nei vostri quartieri tutto è rimasto come ieri,
Senza le barricate, senza feriti, senza granate, Se avete preso per buone le "verità" della televisione, Anche se allora vi siete assolti siete lo stesso coinvolti.
E se credete ora che tutto sia come prima Perché avete votato ancora la sicurezza, la disciplina, Convinti di allontanare la paura di cambiare Verremo ancora alle vostre porte E grideremo ancora più forte:
Per quanto voi vi crediate assolti, siete per sempre coinvolti, Per quanto voi vi crediate assolti, siete per sempre coinvolti.
Même si le mois de mai ne vous a guère touché ;
Même s'il n'y a pas eu de manif dans votre rue ; Même si votre voiture n'a pas été incendiée ; Même si vous vous en foutez ! Chacun de vous est concerné.
Même si vous avez feint de croire qu'il ne se passait rien, Quand dans le pays entier les usines s'arrêtaient ; Même si vous n'avez rien fait pour aider ceux qui luttaient ;
Même si vous vous en foutez ! Chacun de vous est concerné.
Même si vous avez fermé votre porte à notre nez, Une nuit que nous avions les C.R.S. aux talons ; Si vous nous avez laissés matraquer sur le palier ;
Même si vous vous en foutez ! Chacun de vous est concerné.
Même si dans votre ville, tout est resté bien tranquille, Sans pavés, sans barricades, sans blessés et sans grenades,
Même si vous avez gobé ce que disait la télé ; Même si vous vous en foutez ! Chacun de vous est concerné.
Même si vous croyez maint'nant que tout est bien comm' avant,
Parce que vous avez voté l'Ordre et la sécurité, Même si vous ne voulez pas que bientôt on remett' ça ; Même si vous vous en foutez ! Chacun de vous est concerné.
* Al posto di una traduzione si dà qui il testo originale della canzone francese. * Au lieu d'une traduction on donne ici les paroles de la chanson originale. ____________________________________________________
LA BOMBA IN TESTA LA BOMBE DANS LA TETE
Ed io contavo i denti ai francobolli Dicevo "Grazie a Dio", "Buon Natale", Mi sentivo normale. Eppure i miei vent'anni
Erano pochi piu' dei loro, Ma non importa, Adesso torno al lavoro.
Cantavano il disordine dei sogni Gli ingrati del benessere francese E non davano l'idea Di denunciare uomini al balcone
Di un solo maggio, di un unico paese.
E io, la faccia usata dal buon senso, Dicevo: "Non vogliamoci del male" E non mi sento normale. E mi sorprendo ancora A misurarmi su di loro
E adesso è tardi, Adesso torno al lavoro.
Rischiavano la strada e per un uomo Ci vuole pure un senso a sopportare Di poter sanguinare E il senso non dev'essere rischiare,
Ma, forse, non voler più sopportare.
Chissà cosa si trova a liberare La fiducia nelle proprie tentazioni, Allontanare gli intrusi Dalle nostre emozioni, Allontanarli in tempo,
E prima di trovarsi solo Con la paura di non tornare al lavoro.
Rischiare libertà strada per strada, Scordarsi le rotaie verso casa, Io ne valgo la pena, Per arrivare ad incontrar la gente
Senza dovermi fingere innocente.
Mi sforzo di ripetermi con loro E più l'idea va di là del vetro, Più mi lasciano indietro… Per il coraggio insieme non so le regole del gioco,
Senza la mia paura mi fido poco.
Ormai sono in ritardo per gli amici, Per l'odio potrei farcela da solo Illuminando al tritolo Chi ha la faccia e mostra solo il viso,
Sempre gradevole, sempre più impreciso.
E l'esplosivo spacca, taglia, fruga Tra gli ospiti di un ballo mascherato, Io mi sono invitato A rilevar l'impronta dietro ogni maschera che salta
E a non aver pietà per la mia prima volta.
Et moi, je comptais les crans des timbres, Je disais "Dieu Merci", "joyeux Noël", Je me sentais comme tous les autres.
Pourtant j'avais trente ans, Je n'étais pas beaucoup plus âgé qu'eux, Mais peu importe, maintenant Faut que je rentre au boulot.
Ils chantaient le désordre des rêves
Ces ingrats du bien-être français Et n'avaient point l'air De dénoncer des hommes au balcon D'un seul mai, d'un seul pays.
Et moi, d'un air toujours si raisonnable,
Je disais : " Ne nous faisons pas de mal ", Mais je ne me sens pas comme les autres. Et je me surprends encore A me mesurer à eux, Mais il est tard, maintenant Faut que je rentre au boulot.
Ils se risquaient à descendre dans les rues, Il faut avoir de bonnes raisons pour supporter Qu'on puisse verser son sang, Et la raison, ça n' doit pas être le risque même
Mais, peut-être, ne plus vouloir subir.
Qui sait ce qu'on trouve quand on délivre La confiance en nos tentations, Quand on écarte les intrus De nos émotions, Quand on les écarte à temps,
Avant de se retrouver seul Et effrayé de ne pas rentrer au boulot.
Risquer sa liberté de rue en rue, Oublier le tram pour chez soi, Ça vaut la peine Pour arriver à rencontrer les gens
Sans faire semblant d'être innocent.
Je m'efforce de me répéter avec eux, Mais plus l'idéé dépasse la fenêtre, Plus ils me laissent en arrière…
Je ne connais pas les règles du courage collectif, Sans ma peur je me méfie.
Je suis déjà en retard pour mes copains, J' pourrais me débrouiller, avec ma haine, Et éclairer à la dynamite
Ceux qui ont la tête et ne montrent que leur figure, Toujours agréables, de plus en plus imprécis.
Et l'explosif casse, coupe, fouille Parmi les invités à un bal masqué, J'y suis, moi aussi
Pour prendre l'empreinte de chaque masque qui saute Et je n'ai plus peur, pour la première fois.
________________________________________________ AL BALLO MASCHERATO AU BAL MASQUE'
Cristo drogato da troppe sconfitte cede alla complicità Di Nobel che gli espone la praticità Di un'eventuale premio della bontà… Maria ignorata da un Edipo ormai scaltro
Mima una sua nostalgia di natività, Io con la mia bomba porto la novità, La bomba che debutta in società, Al ballo mascherato della celebrità.
Dante alla porta di Paolo e Francesca spia chi fa meglio di lui:
Lì dietro si racconta un amore normale, Ma lui saprà poi renderlo tanto geniale. E il viaggio all'inferno ora fallo da solo Con l'ultima invidia lasciata là sotto un lenzuolo,
Sorpresa sulla porta d'una felicità La bomba ha risparmiato la normalità, Al ballo mascherato della celebrità.
La bomba non ha una natura gentile, ma spinta da imparzialità
Sconvolge l'improbabile intimità Di un'apparente statua della Pietà. Grimilde di Manhattan, statua della libertà, Adesso non ha più rivali la tua vanità E il gioco dello specchio non si ripeterà:
"Sono più bella io o la statua della Pietà?" Dopo il ballo mascherato della celebrità.
Nelson strappato al suo carnevale rincorre la sua identità E cerca la sua maschera, l'orgoglio, lo stile,
Impegnati sempre a vincere e mai a morire. Poi dalla feluca ormai a brandelli Tenta di estrarre il coniglio della sua Trafalgar E nella sua agonia, sparsa di qua, di là,
Implora una Sant'Elena anche in comproprietà, Al ballo mascherato della celebrità.
Mio padre pretende aspirina ed affetto e inciampa nella sua autorità, Affida a una vestaglia il suo ultimo ruolo
Ma lui esplode dopo, prima il suo decoro. Mia madre si approva in frantumi di specchio, Dovrebbe accettare la bomba con serenità, Il martirio è il suo mestiere, la sua vanità,
Ma ora accetta di morire soltanto a metà, La sua parte ancora viva le fa tanta pietà, Al ballo mascherato della celebrità.
Qualcuno ha lasciato la luna nel bagno accesa soltanto a metà,
Quel poco che mi basta per contare i caduti, Stupirmi della loro fragilità… E adesso puoi togliermi i piedi dal collo, Amico che m'hai insegnato il "come si fa",
Senno' ti porto indietro di qualche minuto, Ti metto a conversare, ti ci metto seduto Tra Nelson e la statua della Pietà, Al ballo mascherato della celebrità.
Jésus, drogué par trop de défaites, cède à la complicité De Nobel qui lui expose les avantages D'un éventuel prix de la bonté… Marie, ignorée par un Œdipe bien futé Mime avec nostalgie la Nativité,
Moi, avec ma bombe, c'est la nouveauté, La bombe qui fait ses débuts dans la société Au bal masqué des célébrités.
Dante, à la porte de Paul et Francesca, espionne ceux qui font mieux
[ que lui : Là dedans on raconte un amour comme les autres,
Mais lui, il saura le rendre si génial. Et le voyage à l'enfer, tu vas le faire tout seul Avec ta dernière envie que t'as laissé sous un drap, Surprise à la porte d'un bonheur
La bombe a épargné la normalité Au bal masqué des célébrités.
La bombe n'a pas un naturel si gentil, mais, poussée par
[ l'impartialité Bouleverse l'improbable intimité
D'une apparente statue de la Pitié. Krimhilde de Manhattan, statue de la liberté, Maintenant elle est sans rival, ta vanité Et le jeu du miroir ne se répétera pas :
" Suis-je la plus belle, ou la statue de la Pitié ? " Après le bal masqué des célébrités.
Nelson, arraché de son carnaval, poursuit son identité Et cherche sa masque, l'orgueil, le style,
Toujours occupés à gagner, et jamais à mourir. Puis, de son bicorne qui est déjà en lambeaux Il cherche à tirer le lapin de son Trafalgar Et dans son agonie qui traîne partout
Il implore une Sainte-Hélène, aussi en copropriété, Au bal masqué des célébrités.
Mon père réclame de l'aspirine et de l'affection et trébuche sur son
[ autorité,
C'est à une robe de chambre qu'il confie son dernier rôle, Mais il va sauter après, d'abord ce sera sa dignité. Ma mère s'approuve dans un miroir en petits morceaux,
Elle devrait accepter la bombe avec sérénité, Le martyre, c'est son métier, sa vanité, Mais elle accepte de mourir seulement à moitié, Sa partie encore vivante lui inspire trop de pitié,
Au bal masqué des célébrités.
Quelqu'un a laissé, dans la salle de bain, la lune mi-allumée, Mais ça va me suffire pour compter les victimes, Pour m'étonner de leur fragilité…
Tu peux maintenant enlever tes pieds de mon cou, Mon ami qui m'as appris à faire tout ça, Sinon, on va fair' marche arrière de quelques minutes, Je te mets à converser, je t'y mets bien assis
Entre Nelson et la statue de la Pitié Au bal masqué des célébrités.
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SOGNO NUMERO DUE RÊVE NUMERO DEUX
Imputato ascolta. Noi ti abbiamo ascoltato. Tu non sapevi di avere una coscienza al fosforo piantata tra l'aorta e l'intenzione. Noi ti abbiamo osservato dal primo battere del cuore fino ai ritmi più brevi
dell'ultima emozione, quando uccidevi, favorendo il potere, i soci vitalizi del potere ammucchiati in discesa a difesa della loro celebrazione. E se tu la credevi vendetta, il fosforo di guardia
segnalava la tua urgenza di potere mentre ti emozionavi nel ruolo più eccitante della legge. Quello che non protegge: la parte del boia.
Imputato, il dito più lungo della tua mano è il medio; quello della
mia è l'indice. Eppure anche tu hai giudicato. Hai assolto e hai condannato al di sopra di me; ma al di sopra di me, per quello che hai fatto, per come lo hai rinnovato il potere ti è grato. Ascolta: una
volta un giudice come me giudicò chi gli aveva dettato la legge: prima cambiarono il giudice e subito dopo la legge. Oggi, un giudice come me, lo chiede al potere se può giudicare. Tu sei il potere. Vuoi
essere giudicato? Vuoi essere assolto o condannato?
Accusé, écoute. Nous t'avons écouté. Tu ne savais pas que tu avais une conscience au phosphore fichée entre ton aorte et tes intentions. Nous
t'avons observé dès des premiers battements de ton cœur jusqu'aux plus brefs rythmes de ta dernière émotion, quand tu tuais, favorisant le pouvoir, ceux qui exercent le pouvoir à vie et qui se massent en
descente pour défendre leur célébration. Et si tu croyais d'en tirer vengeance, ton phosphore au niveau de garde signalait qu'il te fallait, et urgemment, du pouvoir, tandis que tu t'émotionnais dans le
plus excitant rôle de la loi. Le rôle qui ne protège pas: celui de l'exécuteur.
Accusé, le doigt le plus long de ta main, c'est le majeur; celui de ma
main, c'est l'index. Pourtant, toi aussi tu as jugé. Tu as absous, tu as condamné au dessus de moi ; mais au dessus de moi, pour ce que tu
as fait et pour la façon dont tu l'as renouvelé, le pouvoir t'en sait gré. Ecoute : une fois, un juge comme moi jugea ceux qui lui avaient
donné la loi : d'abord on changea le juge, et tout de suite la loi. Aujourd'hui, c'est au pouvoir qu'un juge comme moi demande s'il peut
juger. Le pouvoir, c'est toi. Veux-tu être jugé ? Veux-tu être acquitté ou condamné ? ______________________________________________________
CANZONE DEL PADRE CHANSON DU PERE
"Vuoi davvero lasciare ai tuoi occhi Solo i sogni che non fanno svegliare?". "Sì,Vostro Onore, ma li voglio più grandi." "C'è lì un posto, lo ha lasciato tuo padre.
Non dovrai che restare sul ponte E guardare le altre navi passare: Le più piccole dirigile al fiume, Le più grandi sanno già dove andare." Così son diventato mio padre Ucciso in un sogno precedente,
Il tribunale mi ha dato fiducia: Assoluzione e delitto, lo stesso movente.
E ora Berto, figlio della lavandaia, Compagno di scuola, preferisce imparare A contare sulle antenne dei grilli,
Non usa mai bolle di sapone per giocare; Seppelliva sua madre in un cimitero di lavatrici Avvolta in un lenzuolo, quasi come gli eroi; Si fermò un attimo per suggerire a Dio Di continuare a farsi i fatti suoi.
E scappò via con la paura di arrugginire, Il giornale di ieri lo dà morto arrugginito; I becchini ne raccolgono spesso Fra la gente che si lascia piovere addosso.
Ho investito il denaro e gli affetti
Banca e famiglia danno rendite sicure. Con mia moglie si discute l'amore Ci sono distanze, non ci sono paure. Ma ogni notte lei mi si arrende più tardi, Vengono uomini, ce n'è uno più magro,
Ha una valigia e due passaporti, Lei ha gli occhi di una donna che parla. Commissario io ti pago per questo, Lei ha gli occhi di una donna che è mia, L'uomo magro ha le mani occupate,
Una valigia di ciondoli, un foglio di via.
Non ha più la faccia del suo primo hashish, E' il mio ultimo figlio, il meno voluto. Ha pochi stracci dove inciampare,
Non gli importa d'alzarsi neppure quando è caduto. E i miei alibi prendono fuoco, Il Guttuso ancora da autenticare… Adesso le fiamme mi avvolgono il letto, Questi i sogni che non fanno svegliare.
Vostro Onore, sei un figlio di troia, Mi sveglio ancora e mi sveglio sudato, Ora aspettami fuori dal sogno, Ci vedremo davvero, io ricomincio da capo.
"Veux-tu vraiment laisser à tes yeux
Seulement les rêves qui ne réveillent pas ?" "Oui, Votre Honneur, mais je les veux plus grands." "Il y a une place libre, c'est ton père qui l'a laissée.
Tu n'auras qu'à rester sur le pont Et à regarder les autres bateaux qui passent: Les plus petits, tu les dirigeras vers le fleuve, Les plus grands, ils savent déjà où aller."
Ainsi, je suis devenu mon père Que j'avais déjà tué dans un de mes rêves, La Cour a confiance en moi, L'acquittement et le crime, c'est le même mobile.
Maintenant Bert, le fils de la blanchisseuse,
Mon copain d'école, préfère apprendre A compter sur les antennes des grillons, Il ne joue jamais avec des bulles de savon; Il enterrait sa mère dans un cimetière de machines à laver,
Enveloppée dans un drap, quasiment en héros; Il arrêta un moment pour suggérer à Dieu De s'occuper de ses propres affaires. Et il s'enfuit de peur de rouiller,
Le journal d'hier le donne pour mort rouillé, Les croquemorts en ramassent souvent Parmi les ges qui se laissent pleuvoir sur le dos.
J'ai investi mon argent et mes affections,
La banque et la famille donnent des rentes sûres. Avec ma femme, on discute d'amour, Il y a de la distance, il n'y a pas de peur. Mais elle cède chaque nuit un peu plus tard,
Des hommes viennent, y en a un plus maigre, Il a une valise et deux passeports, Elle a les yeux d'une femme qui parle. Commissaire, je te paie juste pour ça, Elle a les yeux de ma femme à moi,
L'homme maigre a les mains occupées, Une valise plein' de trucs, une feuille de route.
Il n'a plus l'aspect de son premier tarpé, C'est mon enfant cadet, le moins désiré.
Il a quelques nippes dans lesquelles trébucher, Il tombe, mais il n'a jamais envie de se relever. Et mes alibis prennent feu, Le Guttuso encore à expertiser… Maintenant les flammes enveloppent mon lit,
Y a des rêves qui n'éveillent pas. Votre Honneur, t'es un sal' trou du cul, Je me réveille encore, trempé de sueur, Tu m'attendras au dehors du rêve, On va se rencontrer, je recommence à zéro.
____________________________________________ IL BOMBAROLO LE DYNAMITEUR
Chi va dicendo in giro che odio il mio lavoro Non sa con quanto amore mi dedico al tritolo,
E quasi indipendente, ancora poche ore, Poi gli darò la voce: il detonatore. Il mio Pinocchio fragile, parente artigianale Di ordigni costruiti su scala industriale Di me non farà mai un cavaliere del lavoro,
Io sono d'un'altra razza, son bombarolo.
Nello scendere le scale ci metto più attenzione, Sarebbe imperdonabile giustiziarmi sul portone Proprio nel giorno in cui la decisione è mia
Sulla condanna a morte o l'amnistia. Per strada tante facce non hanno un bel colore, Qui chi non terrorizza si ammala di terrore, C'è chi aspetta la pioggia per non piangere da solo,
Io sono d'un altro avviso, son bombarolo.
Intellettuali d'oggi, idioti di domani Ridatemi il cervello che basta alle mie mani, Profeti molto acrobati della rivoluzione,
Oggi farò da me, senza lezione. Vi scoverò i nemici, per voi così distanti E dopo averli uccisi sarò fra i latitanti Ma finché li cerco io i latitanti sono loro, Ho scelto un'altra scuola, son bombarolo.
Potere troppe volte delegato ad altre mani, Sganciato e restituitoci dai tuoi aeroplani, Io vengo a restituirti un po' del tuo terrore, Del tuo disordine, del tuo rumore.
Così pensava forte un trentenne disperato (Se non del tutto giusto, quasi niente sbagliato), Cercando il luogo idoneo adatto al suo tritolo, Insomma il posto degno d'un bombarolo.
C'è chi lo vide ridere davanti al Parlamento Aspettando l'esplosione che provasse il suo talento, C'è chi lo vide piangere un torrente di vocali Vedendo esplodere un chiosco di giornali.
Ma ciò che lo ferì profondamente nell'orgoglio Fu l'immagine di lei che si sporgeva da ogni foglio, Lontana dal ridicolo in cui lo lasciò solo, Ma in prima pagina col bombarolo.
Ceux qui dis'nt à la ronde que j' déteste mon boulot Sav'nt pas l'amour que j'y mets, en maniant mon explosif. C'est presque indépendant, encore quelques heures,
Je vais lui donner sa voix, le détonateur. Ma fragile p'tite boule, parent artisanal D' engins faits en série industrielle Ne f'ra jamais de moi un chevalier du travail,
Moi, je suis d'autres souches, j'suis dynamiteur.
Il me faut être bien plus attentif par les escaliers, Je ne veux pas me condamner à mort à l'entrée Juste le jour où la décision m'est réservée
Sur la sentence de mort ou l'amnistie. Dans la rue, tant de gens n'ont pas bonne mine, Ici on terrorise, ou on attrape la terreur Il y a ceux qui attendent la pluie pour ne pas pleurer tous seuls,
Moi, j'suis pas du même avis, j'suis dynamiteur.
Vous, les intellos d'aujourd'hui, les idiots de demain, Rendez-moi la raison qui suffit à mes mains,
Prophètes très acrobates de la révolution, J' fais tout tout seul aujourd'hui, sans leçons. J' vais débusquer vos ennemis, pour vous si distants, Et lorsque je les aurai tués j'vais prendre la fuite
Mais tant que c'est moi qui les cherche, les fuyards, ce sont eux, J'ai choisi une autre école, j'suis dynamiteur.
Pouvoir, qui es délégué trop de fois à d'autres mains,
Qu'on lâche et qu'on nous rend par tes avions, Je viens te rendre un morceau de ta terreur, De ton bruit, de ton désordre. Ainsi pensait à voix haute un homme de trente ans, sans espoir,
(Et si tout n'était pas juste, presque rien n'était faux), En cherchant l'endroit le plus approprié pour sa bombe, C'est à dire l'endroit digne pour un dynamiteur.
Il y a ceux qui l'ont vu rire devant l'Assemblée Nationale En attendant l'explosion qui témoigne de son talent, Il y a ceux qui l'ont vu crier des torrrents de voyelles,
En voyant sauter un kiosque à journaux. Mais ce qui a frappé rudement son orgueil C'est bien son image à Elle qui perçait de chaque feuille, Loin du ridicule où elle l'a laissé seul,
Mais sur la première page avec le dynamiteur.
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VERRANNO A CHIEDERTI DEL NOSTRO AMORE ILS VIENDRONT S'ENQUERIR DE NOTRE AMOUR
Quando in anticipo sul tuo stupore Verranno a crederti del nostro amore, A quella gente consumata nel farsi dar retta Un amore così lungo, tu non darglielo in fretta.
Non spalancare le labbra ad un ingorgo di parole, Le tue labbra così frenate nelle fantasie dell'amore, Dopo l'amore così sicure a rifugiarsi nei "sempre",
Nell'ipocrisia dei "mai"… Non sono riuscito a cambiarti, Non mi hai cambiato, lo sai.
E dietro ai microfoni porteranno uno specchio Per farti più bella e pesarmi già vecchio…
Tu regalagli un trucco che con me non portavi E loro si stupiranno che tu non mi bastavi. Digli pure che il potere io l'ho scagliato dalle mani Dove l'amore non era adulto e ti lasciavo graffi sui seni,
Per ritornare, dopo l'amore, alle carezze dell'amore Era facile ormai… Non sei riuscita a cambiarmi, Non ti ho cambiata lo sai.
Digli che i tuoi occhi me li han ridati sempre
Come fiori regalati a maggio e restituiti in novembre, I tuoi occhi come vuoti a rendere per chi ti ha dato lavoro, I tuoi occhi assunti da tre anni, i tuoi occhi per loro.
Ormai buoni per setacciare spiagge con la scusa del corallo O per buttarsi in un cinema con una pietra al collo, E troppo stanchi per non vergognarsi di confessarlo nei miei, Proprio identici ai tuoi…
Sono riusciti a cambiarci, Ci son riusciti lo sai.
Ma senza che gli altri ne sappiano niente, Dimmi, senza un programma dimmi come ci si sente? Continuerai ad ammirarti tanto da volerti portare al dito,
Farai l'amore per amore o per avercelo garantito? Andrai a vivere con Alice che si fa il whisky distillando fiori O con un Casanova che ti promette di presentarti ai genitori?
O resterai più semplicemente dove un attimo vale un altro, Senza chiederti come mai… Continuerai a farti scegliere, o finalmente sceglierai?
Lorsqu'en avance sur ta stupeur
Ils viendront s'enquérir de notre amour, A ces gens-là, si entraînés à se faire écouter, Ne donne pas trop vite un amour si long. N'engorge pas tes lèvres avec des mots en bouchon,
Toi qui retenais toujours tes fantasmes d'amour, Après l'amour si prête à te réfugier dans les "toujours", Dans l'hypocrisie des "jamais"… Je n'ai pas su te changer,
Tu ne m'as pas changé, tu le sais.
Avec leurs microphones, ils vont t'apporter un miroir Pour te faire plus belle, pour que tu me penses déjà vieux…
Tu te maquilleras comme tu ne faisais jamais avec moi Et ils s'étonneront que tu ne me suffisais pas. Dis-leur donc que le pouvoir, moi je l'ai jeté de mes mains
Où l'amour n'était pas adulte, tout en griffant ton sein, Pour revenir, après l'amour, aux caresses de l'amour, C'était tellement facile… Tu n'as pas su me changer,
Je ne t'ai pas changée, tu le sais.
Dis-leur que tes yeux on me les a toujours rendus Comme des fleurs qu'on offre en mai et qu'on rend en novembre,
Tes yeux comme des consignes pour tes employeurs, Tes yeux embauchés depuis trois ans, tes yeux pour eux. Déjà bons pour tamiser des plages sous prétexte du corail Ou pour se jeter dans un cinéma avec une pierre au cou,
Trop fatigués pour ne pas avoir honte de se reconnaître dans les miens, Tout à fait pareils aux tiens… Ils ont su nous changer, Ils l'ont fait, tu le sais.
Mais sans que les autres n'en sachent rien, Dis-moi, comment on se sent sans rien programmer? Tu seras encore tellement fière que tu te montreras toi-même du doigt,
Tu feras l'amour par amour, ou pour que ça ne te manque pas? Tu iras t'installer chez Alice qui fait son whisky en distillant des
[ fleurs
Ou chez un dragueur qui a promis de te présenter à ses parents? Ou tu resteras plus simplement où les moments sont tous pareils Sans te demander comment ça se fait? Tu iras encore te faire choisir,
Ou, enfin, tu choisiras? ____________________________________________________ NELLA MIA ORA DI LIBERTA' DANS MON HEURE DE LIBERTE'
Di respirare la stessa aria di un secondino non mi va,
Perciò ho deciso di rinunciare alla mia ora di libertà. Se c'è qualcosa da spartire tra un prigioniero e il suo piantone Che non sia l'aria di quel cortile, voglio soltanto che sia prigione,
Che non sia l'aria di quel cortile, voglio soltanto che sia prigione.
È cominciata un'ora prima e un'ora dopo era già finita; Ho visto gente venire sola e poi insieme verso l'uscita.
Non mi aspettavo un vostro errore, uomini e donne di tribunale Se fossi stato al vostro posto... ma al vostro posto non ci so stare, Se fossi stato al vostro posto... ma al vostro posto non ci so stare.
Fuori dell'aula, sulla strada, ma in mezzo al fuori, anche fuori di là Ho chiesto al meglio della mia faccia una polemica di dignità. Tante le grinte, le ghigne, i musi, vagli a spiegare che è primavera,
E poi lo sanno, ma preferiscono vederla togliere a chi va in galera, E poi lo scanno ma preferiscono vederla togliere a chi va in galera.
Tante le grinte, le ghigne, i musi, poche le facce…tra loro lei,
Si sta chiedendo tutto in un giorno si suggerisce, ci giurerei Quel che dirà di me alla gente, quel che dirà ve lo dico io: "Da un po' di tempo era un po' cambiato, ma non nel dirmi amore mio,
Da un po' di tempo era un po' cambiato, ma non nel dirmi amore mio."
Certo bisogna farne di strada da una ginnastica d'obbedienza Fino ad un gesto molto più umano che ti dia il senso della violenza,
Però bisogna farne altrettanta per diventare così coglioni Da non riuscire più a capire che non ci sono poteri buoni, Da non riuscire più a capire che non ci sono poteri buoni.
E adesso imparo un sacco di cose in mezzo agli altri vestiti uguali Tranne qual'è il crimine giusto per non passare da criminali. Ci hanno insegnato la meraviglia verso la gente che ruba il pane,
Ora sappiamo che è un delitto il non rubare quando si ha fame, Ora sappiamo che è un delitto il non rubare quando si ha fame.
Di respirare la stessa aria dei secondini non ci va,
E abbiamo deciso di imprigionarli durante l'ora di libertà. Venite adesso alla prigione, state a sentire sulla porta La nostra ultima canzone che vi ripete un'altra volta:
Per quanto voi vi crediate assolti, siete per sempre coinvolti, Per quanto voi vi crediate assolti, siete per sempre coinvolti!
Respirer le même air qu'un guichetier, cela ne me dit rien,
Pourtant j'ai choisi de rénoncer à mon heure de liberté. S'il y a quelque chose de commun entre un prisonnier et son gardien, Ce n'est pas l'air de cette cour-là, je veux seulement de la prison,
Ce n'est pas l'air de cette cour-là, je veux seulement de la prison.
Ça a commencé une heure avant, après une heure c'était déjà fini; J'ai vu des gens arriver seuls, je les ai vus sortir tous ensemble.
Je ne m'attendais pas à votre erreur, hommes et femmes de la Cour, Si j'étais à votre place…mais je n'y serais jamais, Si j'étais à votre place…mais je n'y serais jamais.
A l'exterieur, dans la rue, mais là dehors et aussi au delà J'ai exigé de ma figure de la polémique dignité, Si tant de tronches, de gueules sinistres, faudrait leur dire que [ c'est le printemps,
Et puis ils le savent, mais ils préfèrent qu'on [ l'enlève aux prisonniers, Et puis ils le savent, mais ils préfèrent qu'on [ l'enlève aux prisonniers.
Si tant de tronches, de gueules sinistres, si peu de figures… [ elle, dans la foule, Elle se demande tout en un seul jour et se répète, j'en jurerais,
Ce qu'elle va dire de moi aux gens, ce qu'elle va dire, [ je vous le dis: "Ça fait quelque temps qu'il n'était plus le même, [ mais pas quand il me disait mon amour,
Ça fait quelque temps qu'il n'était plus le même, [ mais pas quand il me disait mon amour."
Certes, il faut faire du chemin d'une gymnastique d'obéissance
Jusqu'à un geste bien plus humain qui donne le sens de la violence, Mais il faut en faire autant pour devenir tellement cons Qu'on ne puisse plus comprendre qu'il n'y a pas de bons pouvoirs,
Qu'on ne puisse plus comprendre qu'il n'y a pas de bons pouvoirs.
On est tous habillés pareil, et moi j'apprends beaucoup de choses Sauf quel est le crime juste pour ne pas passer pour des criminels,
On nous a appris à nous étonner si on voit quelqu'un qui vole du pain, Maintenant nous savons que c'est un crime si on ne vole pas [ quand on a faim,
Maintenant nous savons que c'est un crime si on ne vole pas [ quand on a faim.
Respirer le même air que les guichetiers, cela ne nous dit rien,
Et nous avons décidé de les emprisonner pendant l'heure de liberté. Venez tous donc à la prison, venez écouter à la porte Notre dernière chanson, qui vous répète encore une fois:
Même si vous vous en foutez ! Chacun de vous est concerné, Même si vous vous en foutez ! Chacun de vous est concerné.
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Bruay sur l'Escaut, 2 - 14 settembre 2002 Bruay sur l'Escaut, 2 - 14 septembre 2002
-- *Riccardo Venturi*, venturi@spl.at *Er muoz gelîchesame die leiter abewerfen
*So er an îr ûfgestigen ist (Vogelweide) *59860 Bruay sur l'Escaut [France, Nord] *http://utenti.lycos.it/Guctrad/alamanno.html
== e/et ==
Joe.
......................................................................... "Si tu parles, tu meurs. Si tu te tais, tu meurs. Alors, parle et meurs."
Versione francese di Riccardo Venturi riveduta da Catherine Mas [2001]
LE DIMANCHE DES RAMEAUX MORTS
Il prit un bus et s'enfuit,
Vers six heur's du matin, De la bouteill' de pastis Où Milan flotte, il ne fut Pas difficile de le suivre, Le poète de l'hospice, Son âme allumée donnait De la lumière d'ampoule On lui a brûlé le lit
Sur la route de Trente, Il s'est sauvé de sa barbe, Ce rouge-gorge de combat... Les polonais n'sont pas morts illico, Et, à genoux devant les derniers feux, R'touchaient le maquillage aux putains de régime
Qui couraient à la mer Les fabricants de savonnettes Mettaient son ventre sur l'est, Si l'on se convertissait en quat'-vingt dix Fallait pas le fair' en quat'-vingt onze, Le singe du quatrième Reich
Dansait un' polka sur le Mur, Et, pendant qu'il s'hissait, Tout l' monde a vu son cul, La pyramide de Khéops A été rebâtie ce jour-là, un jour de fête, Bloc par bloc Esclave par esclave
Communiste par communiste. Le Dimanche des Rameaux morts Pas un coup d' fusil, silence... Et le gaz hilarant Se repandait dans les rues, Le Dimanche des Rameaux morts Emporta toute pensée avec soi
Et les reines des "tua culpa" Se ruèrent chez les coiffeurs... Dans la prison nationale Le deuxième geôlier Dit à "Moustaches-de-Suif", le premier,
"On va le faire demain, au petit matin", Et on envoya des chevaux, Des messagers, des chiens et un âne Rendre l'arrêt d'amputation d' un' jambe À Renato Curcio, Carbonaro. Le ministre des Orages,
Dans une orgie de trombones Glorifiait la démocratie Avec la nappe sur ses mains, et ses mains sur ses couilles, "Je veux vivre dans une ville Où, à l'heure de l'apéro, Y a pas de sang qui coule
Ou bien, de détersif" Le soir, moi et mon illustre cousin De Andrade Nous étions les derniers citoyens libres De cette ville civilisée, Parce qu'on avait un canon dans l' arrièr'-cour
Un canon dans l'arrièr'-cour... Le Dimanche des Rameaux Morts Personne ne s'est fait mal, Tout l' mond' était aux obsèques Du défunt idéal, Le Dimanche des Rameaux Mort On entendait chanter
"Ce qu'ell'est belle, la jeunesse, Nous ne voulons pas vieillir". Et les derniers passants Rentraient dans leurs catacombes, 'Z'ont allumé la télé, nous ont regardés chanter Pendant une demi'-heure,
Puis nous ont envoyés balader "Vous qui avez chanté sur des échasses et à genoux, Avec des pianos en écharpe, déguisés en Pinocchio, Vous qui avez chanté pour le Roi et pour la Ligue,
Pour l'argent et pour l'Amazonie Pour Armani et Ferré, L'Abbé Pierre et Taizé, Vous, avec vos voix puissantes, Vos langues qui batt'nt fort le tambour, Vous, avec vos voix puissantes,
Faites pour envoyer promener." Le Dimanche des Rameaux Morts Les croque-nostalgie suivaient Avec un chœur de flûtes Le cercueil de l'Utopie, Le Dimanche des Rameaux Morts A éte un dimanche insignifiante
Le jour après on voyait les signes D'une paix terrifiante.
Et le cœur d'Italie, De Palerme au Simplon Se gonflait en un chœur "De vive protestation".
Salut,
Ciao Walter, ecco il testo, l'ho già pubblicato su alcuni siti di testi francesi.... aspetto un tuo commento;) A presto Sante Abbinente
DOLCE LUNA
Il marche comme un vieux marin Il n'a plus un endroit où aller la terre sous les pieds ne l'attend pas c'est une façon bizarre de danser sa femme a un autre homme et une autre femme c'est un homme inutile
et dans ses poches il ne lui reste que de la poussière de mer et il ne peut pas témoigner il bouge sur les cailloux comme un lion d'hiver il peut parler des heures et des heures encore
de sa quatrième guerre mondiale il garde son dîner dans un papier de journal sa fiancée "leurre des longues jambes" elle fait l'amour pas mal et il ne peut pas témoigner il voyait le marin indien
se mettre debout et chanceler avec un couteau dans son dos entre la mousse et l'étoile polaire et le timonier de Shanghai il retourne tranquille conduire
et lui, il le voyait avec un anneau et un autre anneau à voler mais il ne peut pas témoigner de l'obscurité des nuits "Balla Linda" à la paralysie d'un port la lumière des étoiles claires comme un refuge renversé
sa baleine "Dolce Luna" l'attend dans la mer profonde et elle lui a dit plusieurs fois : «mon amour, avec qui tu veux m'oublier?» et il ne peut pas témoigner et il ne peut pas témoigner
et tu me dis : « je veux un enfant sur qui pouvoir me régler » avec deux yeux normaux et le troisième unique et spécial et ça ne m'intéresse pas s'il ne sera pas capable de nager
ce qui compte c'est que sur sa joue droite il ait mon envie de mer et tu me dis encore que mon nom je dois nécessairement lui donner mais je ne sais pas témoigner mais je ne sais pas témoigner
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